mercredi 19 avril 2017

CHUCK BERRY - 18 octobre 1926 - 18 mars 2017 / HOMMAGE.


LA QUEUE DU CHIEN DE FAÏENCE APPARTIENT À CHUCK BERRY


Le groupe avait acheté un énorme Chien de faïence pour le déposer en décoration à gauche de la scène lors de leur concert. Le nom Chien de faïence avait également réquisitionné pour servir d'appélation de scéne de ce provincial groupe de rock  pataphysique. Même quand les 'rockers' précieux se sont mis a porté des lunettes roses, à s déguiser en Rahan ou à exposer une Marylin Monroe de carton pâte qui clignotait, à jouer des compositions de plus en plus longues, CELA n'a jamais, un seul instant, ému le Chien de faïence qui visiblement faisait la soupe à grimace et demeurait statiquement sévère face à une musique rock dont les membres du groupe avait trouvé bon ton d'affubler d'un qualificatif conceptuel : Rock pataphysique. Insensible, à contre coeur, le Chien de faïence jouait son rôle de mascotte de faïence blanche, sans moufter, sans bouger d'un pli, juste en regrettant bien fort l'époque de la vitrine du magasin de d'art et déco d'une rue du Vieux-Lille, là, au moins il pouvait souvent bien rire en regardant les passants.                      

 Bref ! Pour le Chien de faïence rien ne se passait.


Non ! Si parfois, il frétillait sa queue très discrètement quand toujours le même adolescent zinzin qui venait à certains des concerts, juste avant le moment du rappel, hurler avec une telle force et conviction communicative : Johnny Be Good ! Johnny Be Good ! Johnny Be Good !... que toute la salle lui emboîtez la voix et la formation de musique pataphysique, devant l'unanimité du public fédéré autour de la revendication de l'ado-zinzin, s'offrait l'entorse jubilatoire, car ils y prenaient leur pied les salopards ! À jouer à fond de fond JOHNNY BE GOOD ! 
Alors c'était une toute autre histoire, les regards s'illuminaient dans l'assemblée rockeuse de la Maison des Jeunes de Douai. Puis s'en que personne ne s'en aperçoive, sauf le zinzin-ado, la queue du Chien de Faïence frétillait puis dans milieux des accords finaux du morceau, il lançait un furtif clin d'oeil à l'ado-zinzin avant que ce dernier ne s'empresse de s'en retourner vers la porte de sortie, de s'engouffrer dans sa nuit à la recherche de sa Carol, O Carol !

Christian-Edziré Déquesnes,
le 19.04.2017

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