S’EN VA PARTI PRIS
ultime envol pour & vers l’éternité de nuit
et jour né sous sons amplifiés stridulés glissants sur sol battu l’omelette
brouille la piste ouragan s’en mêle s’en suit l’anguille sans roche équilibre
l’accès pourfend les champs d’actions suivant la ligne de tir à travers un but
transparent d’idées non conçues sur rendez-vous même pris bien en avance et ça
continue à se mouvoir comme un miroir qui ne reflète rien que le vide qui
attire en automne les feuilles mortes vers le sol et un avenir composté et qui
surtout te mène en vrille voir ailleurs au-delà des micro-tonalités se déploie
une matière primaire inconnue au velouté des six sens qui nous soutiennent dans
une bulle divagante sur la dite matière qui assimile notre corps et surtout
notre âme pour la partager avec tant d’autres qui nous précédèrent en attente
de tant d’autres qui arriveront dans cette sorte d’élasticité sans frontières
qui nous téléporte vers des lieux où nous attend la confrontation avec
l’innommable, oui, rien que ça…
… la fin ne pointe point son nez tant qu’on ne
l’a pas sonnée, alors, pourquoi attendre ? …
hors temps se véhicule cet univers dont seul
l’ouïe parfois se fait surprendre tendresse sans stress à s’y méprendre sur
lame de fond s’étire sans grandir ni frémir vers l’infini
(j’écoute
- j’écris - d’un trait : Lou Reed - Metal Machine Music / an electronic
instrumental
composition, 1975)
Note :
1975 !
2 années après la parution de son « symphonique » chef d’œuvre ‘Berlin’ et un plus
anecdotique ‘Sally Can’t Dance’ [1974],
Lou Reed livre un double 33 tours ‘METAL MACHINE MUSIC’ [sur le label RCA] ;
4 faces sont que Lester Bangs, génie de la critique et chronique rock définit
comme « […] une sorte d’acte
antisocial ultime. Et il poursuit […]
Lou veut faire une musique qui vous contraigne à la ressentir et à quitter la
pièce. […] devrais-je aussi mentionner que j’aime cet album. Pourquoi ?
Parce que je suis un fana de la Mort Insectoïde. […] et Lou joue de l’ampli au
même titre qu’il joue de la guitare. Vous savez, quand vous êtes si tendu et si
tourmenté par l’angoisse que tous les nerfs de votre nuque se nouent en une
boule brûlante ? Eh bien, si elle pouvait faire de la musique, elle
sonnerait comme cet album. […] maintenant il vient de sortir cette migraine,
qui ne passera en radio nulle part, et qui va se planter si fort qu’en
comparaison ‘Berlin’ aura l’air d’un
album d’Elton John. […] un vœu de mort est accompli sous nos yeux, commercialement parlant. Opus en 4 actes de stridences et de
larsens en boucles, cet album finalement s’impose au fil des décennie comme un
‘grand classique’, un total Objet Sonore Non Identifié [O.S.N.I !?].

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