PIED-À-TERRE-NEUVE
un cerf-volant deux cerf-volants trois cervidés
et une grande biche volante bel agglomérat de scarabées in excelsis deo
trépidant sur l’accord des micro-noyaux en temps réel diffusé en vidéo images
brouillées car accents latents perdent leur force phosphorescente en boucle
d’impasse sans chasteté s’enlacent de quelques quiproquos à la lourde décharge
qui prennent le large mais au fait qui s’en charge dans cette fameuse fumeuse
auberge où forcément le cierge à la gorge on envisage la purge de la verge
vierge sous un hématome d’amas en diorama avec le dalaï-lama qui déclamera sous
une entente de détente des plus expulsives une filiale à ne pas suivre sans
quelques consignes et recommandations dans l’ère du temps avoisinant une
accalmie évoluant vers une synergie wap doo wab céleste idée s’exprimant dans
une désuétude désertique pique-niquez-y pénétrez-y paniquez-y si bon vous
semble vu que sur cette cendre d’étoiles la nuit ne portera jamais conseil ni
ne donnera quelque oseille si ce n’est pour cuire dans un kebab sous emprise de
succomber au charme shawarma accompagné d’un soupçon de rebab non rabat-jour
mais voyons clair sous pleine lune et éclairs où chairs se prisent sans méprise
surgissent de la tombe des gnomes home sweet home s’allignant dans la rue comme
des réverbères en manque de fausse mélancolie éluminant tous passants et
passantes se miroitant dans leurs souliers et escarpins clopin clopant
direction leur quotidien il n’y avait vraiment rien de plus à élucider jusqu’au
moment où cette nuée commença à courir à cavaler sans s’y méprendre à se
chevaucher à s’étalonner à s’envoyer des tirades de huissiers qui se vidaient
la bourse l’un l’autre et paradoxalement il n’y eut aucun malentendu ils
s’échangèrent leurs us et astuces de bottineurs frotteurs ils se frottèrent et
se bottinèrent au bodéga sans aucun dégât au contraire ils invitèrent près
d’eux les gnomes à se la couler douce et de plein gré à leur tour ils
annoncèrent l’ère du nouvel homme réconcilié avec la nature et la connaissance
de la nature menant de son rythme l’assemblée dans une tournée dervichienne
castagnettes à l’appui pour le délire d’élire de lire d’entrelire entre eux
sbires satires et pervertrices dévêtrices parlant un sabir à estourbir tout
linguiste même altruiste de transcrire entre eux les fréquences à employer
librement ou par le moyen d’un Yi Jing afin de décrire les états du monde et
leurs évolutions dans l’abstraction de la mappemonde planisphère il faudra s’y
faire mieux faudrait se taire
(j’écoute
- j’écris - d’un trait : Andy Partridge
/ Barry Andrews / Martyn Barker - Monstrance, 2007)
Note :
Ce double
cd est-il à sa place dans cette liste d’album retenu pour ‘MUSE HIC !
VOUS, appelez CELA de la Musique, VOUS ? ‘ ? Certains qui écouterons
ces 14 albums, se poserons peut-être la question car la musique de ce Monstrance, paru en 2007, pourra leur paraître beaucoup
acceptable que celle des autres productions sélectionnées car globalement moins
bruyante, moins chaotique, plus tranquille, éthérée et sereine néanmoins le
trio qui a improvisé et enregistré directement cette dizaine de plages sonores,
propose un univers musical qui se singularise réellement. Le trio se compose
d’Andy Partridge connu pour être l’une des deux pièces maitresses, avec Colin
Moulding, d’X.T.C mais si dans ce projet : Monstrance, Andy Partridge est crédité pour tenir la
guitare, cette dernière est certes omniprésence mais avec une discrétion et
parcimonie tout à fait remarquable qui si il veut vraiment l’entendre, il faut
que l’auditeur se mette réellement en position d’écoute attentive afin de la
distinguée de l’homogénéité de l’ensemble ; et il en est de même pour les
sonorités des claviers de Barry Andrews qui se déploient de la même
particularité d’écrite pour le jeu de guitare. Ici, donc Andy Partridge
retrouvait pour ce projet, après trente ans, celui qui a été son complice aux
claviers le temps des premiers concerts et deux albums d’ X.T.C [ Withe
Music en 1977 et Go 2 en
1978 ]. Le troisième larron de ce trio est le batteur-percussionniste Martyn
Barker dont, je l’avoue, je ne sais absolument rien, l’on peut dire qu’il
s’inscrit parfaitement l’univers musical improvisé de ce trio dont on doit
reconnaître qu’il est d’une exceptionnelle cohérence et que chacun certainement
dans une très haute écoute des autres vient déposer ses éléments afin de tisser
un ensemble fluide et harmonieux. La Musique de Monstrance est en rien et jamais tapageuse ni agressive quand elle dissone, même si pourtant elle emprunte des voies qui demeurent
inhabituelles et à ce jour, je ne vois de part certains aspects que Robert
Fripp en solo et parfois en duo avec Brian Eno qui a/ont élaboré de tels
paysages musicaux.
MONSTRANCE :
APE CD 017 / 2007 APE HOUSE ltd.
www.APE.UK.NET

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