dimanche 5 mars 2017

ELIZABETH COTTEN - PLATS DU JOUR [revisité] - 1.



À partir de ce jour et jusqu'au 19 mars, NOUS allons redonner via le blog : L'Orchestrophone, les 14 poèmes et commentaires de Francis Carpentier et Christian-Edziré Déquesnes qui ont constitué le supplément : PLATS DU JOUR du n°7 de Ffwl-Lleuw. Tous les poèmes sont de Francis Carpentier, sauf le n°14 de Christian-Edziré Déquesnes qui lui signe tous les commentaires et notes. Les vignettes sonores et visuelles choisies et diffusées via cette nouvelle série sont différentes des titres retenus qui ont fait l'objet des deux compilations disques compacts qui accompagnent le livret (épuisé) : PLATS DU JOUR. 
À la suite de cette série, nous donnerons quotidiennement, sur le même principe, des vignettes sonores et visuelles sur les disques retenus qui font l'objet du supplément : MUSE HIC ! VOUS, appelez CELA de la Musique, VOUS ?" du n°8 de Ffwl-Lleuw qu'on réalisé Christoph Brunell de L'âne qui butine et Christian-Edziré Déquesnes.

SAINT-AMAND BLUES

ù es-tu passé l'ami ?
tu as filé entre haut et bas
en disant attends-moi-là
j’ai attendula nuit est tombée
une nuit de petit poucet et bon sang
c’est toi qui portais les cailloux blancs

j’aimerais retrouver cette source
que nous avions dénichée sous ce roncier
son eau sentait l’œuf pourri
mais donnait une pèche d’enfer
chaque fois que j’en buvais
j’étais tout fier d’avoir volé
un peu de son souffre au diable

planté là au milieu du chemin
j’ai failli prendre racine en buvant des coups
avec la horde des cauchemars
puis Elisabeth Cotten est passée
elle m’a débourbé de la route où tout va mal
en pinçant les cordes à l’envers de sa guitare
Francis Carpentier

Note : 

Surnommée Libba, Elisabeth Cotten [1895-1987] est une blueswomen américaine d’origine Noire, aussi à l’aise dans le blues que le folk. Son originalité tient au fait qu’autodidacte, elle ne connaissait aucune technique conventionnelle. Gauchère, elle tenait sa guitare à l’envers, ce qui l’obligent à jouer les mélodies avec le pouce, les basses avec les autres doigts. Sa technique spéciale fut nommée Cotten Picking.

Née à Carboro en Caroline du Nord, à l’âge de sept ans Elisabeth Cotten fait ses premiers pas en musique avec le vieux banjo de son frère. À huit ans, après avoir mis un peu d’argent de côté, elle s’offre, Stella, sa première guitare. À partir de 10 ans, elle écrit ses premières chanson dont : Freight Train qui est devenu un classique. Elle se marie en 1910 mais elle cesse de jouer de la guitare pendant près de 25 ans. C’est seulement dans la seconde moitié des années 50 qu’elle enregistre ses chansons pour le label : Folkways Records. Dans les années 60, elle donne de nombreux concerts aux côtés de grands noms comme Mississippi John Hurt, John Lee Hooker et Muddy Water lors du festival folk de Newport et du Smithsonian Folkways Américan Folk Life.
Christian-Edziré Déquesnes

Discograhie :

Freight Train & other North Carolina Folk Songs & Tunes – Smithsonian Folkways Records.

Shake Sugaree – Smithsonian Folkways Records.

Live ! – Arhoolie Records.

Vol.3 : when I’m Gone – Smithsonian Folkways Records.

BONUS

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